5. Une faille dans la procédure d’enquête publique et un nouvel espoir

 


En parallèle aux études de reconnaissance, il fallait pour LTF préparer les étapes suivantes :

- l’occupation de la commune pour la période de chantier avec la construction du grand tunnel de base
- l’intégration des installations définitives pour la phase d’exploitation

La commune reste support d’ouvrage pour la phase chantier et accueillera des installations définitives comme la sous station électrique, la base de secours ou encore l’usine de ventilation du tunnel.


Une nouvelle enquête publique est lancée en 2006 sur la commune de Villarodin-Bourget, comme pour toutes les communes situées sur le tracé de la ligne ferroviaire.
Le 18 décembre 2007, le Gouvernement déclare par décret l’utilité publique des travaux nécessaires à la réalisation de la liaison ferroviaire LTF sur toute la vallée …. sauf sur la Commune de Villarodin-Bourget ! En effet, l’enquête publique de 2006 a porté sur le document d’urbanisme en vigueur à l’époque (le POS) alors que le décret se serait appliqué au PLU mis en place fin 2006 par la commune. Il y a donc eu incompatibilité des documents d’urbanisme et impossibilité de mettre en conformité ces mêmes documents aux besoins du chantier. Ce contretemps met la commune de Villarodin-Bourget sur le devant de la scène car à présent, le dialogue s’instaure, par la force des choses, entre elle et LTF.

La DUP n’ayant pas pu s’appliquer sur la commune, une nouvelle carte est à jouer. Prenant le problème au sérieux (sans DUP, pas de projet !), le Préfet, le Sous-préfet et LTF rencontrent la commune dont la position est sans appel :
les élus s’opposent catégoriquement au stockage des déblais sur la zone des Tierces pour des raisons de sécurité et environnementales.
les élus dénoncent à maintes reprises les nuisances vécues par les habitants lors des travaux de la descenderie, les préjudices subis avec notamment le tarissement des sources du Bourget, l’éboulement de Chatalamia, l’affaissement du village. Comment prouver des relations de cause à effet entre le chantier et ces catastrophes ? Le doute profite toujours à LTF.

Alors qu’une volonté est affichée par les trois parties de travailler en concertation et en bonne intelligence, les rencontres s’espacent et les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes de la commune. Il faut reconnaître que le projet a évolué à la demande de la commune. La zone d’emprise du chantier est moins importante que prévue, libérant ainsi des jardins. La sous station électrique a été déplacée et « gène » moins. Mais sur les principaux points d’achoppement, à savoir les déblais, le bras de fer se maintien. Comment lutter lorsque LTF nous explique que la zone des Tierces est idéale car elle se situe à proximité de la sortie de la descenderie et qu’entreposer les déblais sur cette zone coûte moins cher et pollue moins que de transporter les déblais ailleurs. Le bilan carbone est alors positif pour tout le monde !

 

 

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