3. Les Ă©tudes d’avant projet et la construction de la descenderie de Villarodin-Bourget

 

 

L’accord du 29 janvier 2001 a prévu deux phases distinctes. Dans un premier temps, LTF doit mener des études d’avant-projet et des travaux de reconnaissance. Les descenderies sont construites. Ce sont des tunnels de grande dimension qui permettent de rejoindre le niveau du tunnel de base depuis la surface.

 

 

RĂ©alisation des travaux :


- Juillet 2002 / novembre 2007 : Percement de la descenderie de Villarodin-Bourget
- Mai 2003 / juin 2010 : Travaux de reconnaissance Ă  Saint Martin la Porte
- Octobre 2005 / janvier 2009 : Travaux de la descenderie de La Praz

Le grand tunnel de base passe sous la commune de Villarodin-Bourget. La commune est support d’ouvrage et voit démarrer les travaux de la descenderie.

Pour que les travaux liés à un projet d’intérêt général puisse avoir lieu sur une commune, le Préfet doit prendre un arrêté de Déclaration d’Utilité Publique ce qui amène l’Etat à exproprier la commune et les propriétaires fonciers de leur terres. Ainsi le promoteur LTF peut aménager, selon ses besoins, l’espace nécessaire. Au préalable, une enquête publique est effectuée afin de mesurer l’impact des travaux à venir et la faisabilité du projet. Un commissaire enquêteur lance l’enquête publique et rend son rapport au Préfet qui statue à partir de ces conclusions.


Une enquête publique a ainsi été lancée pour la réalisation de la descenderie de Villarodin-Bourget. Les habitants ont été sollicités pour donner leur avis sur la réalisation du chantier.


Ainsi de 2002 Ă  2007, 4 km de tunnels seront creusĂ©s Ă  l’aplomb du village du Bourget crĂ©ant des nuisances terribles pour les habitants : bruit, poussière, tarissement des sources. En effet, des difficultĂ©s imprĂ©vues ont Ă©tĂ© rencontrĂ©es, nĂ©cessitant des amĂ©nagements lourds de consĂ©quences pour les habitants. Ces travaux viennent perturber le quotidien des habitants sans qu’une grande attention ne leur soit portĂ©e.
Des voix de protestation s’élèvent. L’Association de défense du Moulin qui s’était mobilisée lors de l’enquête publique essaie de prendre le contre-pied de LTF et tente de défendre les intérêts de la commune. L’Etat et LTF passent outre ces protestations et ne sont préoccupés que par l’avancement et l’aboutissement des travaux. Le Bourget sort exsangue de ces années de chantier, défiguré par les installations mises en place et les déblais stockés sur son territoire.

 

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